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DIVIDENDE DÉMOGRAPHIQUE : INVESTIR DANS LE CAPITAL HUMAIN POUR UNE RELANCE ÉCONOMIQUE DURABLE
Améliorer les conditions de vie de la population, favoriser l’accès à la santé et à l’éducation, renforcer les revenus des ménages et réduire la pauvreté : tels sont les enjeux liés à la valorisation du dividende démographique à Madagascar.
C’est dans cette perspective que le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF), avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), a procédé, le vendredi 23 octobre 2026 à Anosy, au lancement officiel du Rapport sur le Profil du Dividende Démographique de Madagascar, sous la conduite du Ministre de l’Économie et des Finances, le Dr Herinjatovo Aimé RAMIARISON. Élaboré sous l’égide du Ministère, à travers la Direction Générale de l’Économie et du Plan, ce document a bénéficié du soutien technique du Centre régional pour la recherche en économie générationnelle (CREG).
Le dividende démographique correspond au gain de croissance qu’un pays peut tirer de l’augmentation de la part de sa population en âge de travailler par rapport à celle des personnes à charge. Pour Madagascar, la jeunesse de la population représente un potentiel économique considérable. Sa concrétisation repose toutefois sur des investissements durables dans la santé, l’éducation, la formation professionnelle et l’accès à des emplois décents, notamment pour les jeunes et les femmes.
Le rapport recommande ainsi de soutenir la poursuite de la scolarité, de mieux adapter les formations aux besoins du marché du travail et de renforcer l’autonomie économique des femmes. La modernisation de l’agriculture et la consolidation des systèmes de santé et de protection sociale figurent également parmi les priorités identifiées pour accroître la productivité et mieux accompagner les ménages.
Adopté par le Gouvernement en mai 2026, ce rapport constitue un outil stratégique d’aide à la décision. Il permet d’orienter les investissements prioritaires et de mieux intégrer les dynamiques démographiques dans les politiques économiques et sociales. Sa mise en œuvre appelle une mobilisation coordonnée des pouvoirs publics, du secteur privé, des partenaires techniques et financiers et de la société civile, afin de faire du capital humain un moteur de la relance économique.

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