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Madagascar renforce la pérennité de son assurance souveraine face aux risques climatiques
Face à l’exposition croissante du pays aux catastrophes climatiques, le Gouvernement Malagasy, à travers la Cellule de Prévention et d’Appui à la Gestion des Urgences (CPGU) auprès de la Primature, et le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF), a réuni ce 29 septembre 2026 les Partenaires Techniques et Financiers lors d’une table ronde consacrée à la pérennisation du mécanisme d’assurance souveraine de l’African Risk Capacity (ARC), dans le cadre du Global Shield.
L’objectif est de permettre à l’État de disposer rapidement de ressources financières lorsqu’une catastrophe majeure survient, tout en limitant la pression sur le budget national. Madagascar dispose aujourd’hui de couvertures contre la sécheresse, les cyclones tropicaux et, depuis 2026, les inondations. Ces mécanismes ont déjà permis de mobiliser des financements à la suite de catastrophes, notamment lors des passages de cyclones.
Pour la campagne 2026-2027, les besoins en primes sont évalués à 4 millions USD : 1 million USD pour la sécheresse, 2 millions USD pour les cyclones tropicaux et 1 million USD pour les inondations. Le financement repose sur la contribution de l’État ainsi que sur les appuis mobilisés auprès de partenaires, notamment à travers les programmes ADRiFi et MDTF de la Banque Africaine de Développement et REPAIR de la Banque mondiale.
Au-delà de la campagne 2026-2027, l’enjeu est désormais de mettre en place un mécanisme de financement pluriannuel, prévisible et durable des primes d’assurance souveraine. Cette démarche prend une importance particulière alors que certains dispositifs d’appui arrivent progressivement à leur terme. À travers le Global Shield, Madagascar entend ainsi consolider les financements existants et assurer la continuité de sa protection face aux principaux risques climatiques.
Les échanges avec les partenaires doivent permettre de définir une feuille de route commune afin de sécuriser les financements, renforcer la résilience budgétaire de l’État et améliorer la capacité de réponse du pays face aux catastrophes.

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